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Photos de Jean-Pierre Dupraz, Flavie Laporte, Marine Rivoire

La première étape fut celle de la galerie Montagne vivante du muséum de Grenoble. Tel un caméléon, il s'est fondu dans la scénographie de l'exposition sur les primates proposant une approche à la réflexion « hommes et primates : regards croisés ». Dans cette mise en situation, il joue et questionne les codes de représentations de l'animal qui, de façon significative, exclu toute proximité entre le sujet et le visiteur. L'animal est donné à voir, on touche avec les yeux. Il n'est plus qu'une enveloppe, une architecture osseuse offertes à l'œil du visiteur, qui alors scrute et explore du regard.
 

Dans ce contexte, cette caisse de transport d'animaux paraît avoir été oublié là. Il invite à s'asseoir, à s'accroupir: à se mettre à sa portée. Il propose de s'extirper du rythme de la visite, d'accepter de suspendre le temps et de tendre l'oreille pour se laisser entraîner par son propre imaginaire : apprécier la singularité de son ressenti et de sa perception.
 

Sous-entendu

Sous-entendu est une rencontre...
Il suffit de venir tout près, tout contre et de tendre l'oreille.

 

Il s'agit d'un être dont seule la présence est suggérée par une évocation sonore.

 

Entre humain et animal, ce souffle, cette respiration lente presque irrégulière prend progressivement corps et s'anime en chacun de nous, de façon plus précise, à mesure que ce mugissement lointain émerge de ses insondables profondeurs. Il donne l'impression d'être en transit, se glisse et s'installe là où il est question de l'Animal.
 

L'intérêt d'un tel dispositif est de créer la rencontre. Susciter la surprise d'une découverte inopinée, à l'image de celle que l'on peut ressentir lorsque l'on vit cette situation avec un animal sauvage.

Il fut présent lors du colloque « L'animal », qui s'est tenu à l'université Pierre Mendès France à Grenoble. Dominant l'assemblée, il s'est installé sur les dernières marches, tel le chat couché en rond dans le coin du salon, d'où il a accompagné et s'est mêlé aux voix et aux réflexions portant sur le droit et l'éthique animal.
 

L'enjeu de ce dispositif est de révéler l'environnement sonore dans lequel il se trouve en questionnant la relation que chacun entretient avec celui-ci. Bien que son volume soit relativement bas, le son est omniprésent. Il s'atténue , voire disparaît lorsque l'environnement ambiant devient trop présent pour réapparaître dans les espaces en creux. Il questionne la capacité de chacun à être présent là où il se trouve, sa disponibilité à être à l'écoute de ce qui l'environne.

    MARINE

    rivoire

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